Cinq grandes réflexions pour 2021
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Montreal centre-ville

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À cause de la pandémie de COVID-19, des milliers d’employés ont délaissé le bureau au profit du travail à la maison. Les entreprises, cependant,sont en train de repenser le retour au bureau.
Lors d’une conférence à C2 Montréal, Jim Keane, président et chef de la direction de Steelcase, spécialisée dans l’aménagement d’espaces de travail, a affirmé que ce retour serait possible. «Il faudra évidemment prendre toutes les mesures sanitaires,et c’est le rôle des dirigeants de rendre les espaces de travail sécuritaires.» Selon Jim Keane, il doit y avoir au moins 30 % de l’effectif d’une entreprise qui retourne au bureau, sans quoi les employés n’ont pas le sentiment d’être au travail.
L’expert a par ailleurs noté trois tendances:
La COVID-19 nous oblige à repenser nos sociétés ainsi que les villes que nous habitons. James Ehrlich a participé à C2 Montréal en tant que fondateur de ReGen Villages Holding. Il a fait la promotion des «Regen Villages», des villages où il est possible de vivre de façon autonome. Pour James Ehrlich, ils représentent une forme d’urbanisme raisonné. Selon le concept des fermes aquaponiques, les habitants de ces villages génèrent leur énergie, gèrent leurs déchets et produisent leur nourriture grâce à des systèmes circulaires.
Pour Erik Grab, vice-président de l’anticipation stratégique, de l’innovation et du développement durable de Michelin, les grandes sociétés devront lutter ensemble contre des problèmes globaux, comme la congestion des villes ou l’émission des gaz à effet de serre. «Il faut créer des écosystèmes collaboratifs, pour que les entreprises puissent se partager les coûts, les investissements et les risques. Ensemble, nous allons explorer, tester des solutions disruptive. »
À quoi ressembleront ou devraient ressembler les conférences de demain?
Lors de l’événement MTL Reunion, Mitch Joel, fondateur de Six Pixels Group, a déclaré que les conférenciers continueront de se servir des outils qu’ils emploient habituellement, comme les présentations PowerPoint, mais qu’ils les utiliseront différemment. «Dans une présentation virtuelle, le conférencier pourra par exemple s’intégrer directement dans l’image et s’y déplacer, et créer ainsin une énergie différente.»
Pour Philippe Telio, le fondateur de Startupfest, les organisateurs d’événements doivent adapter les outils, peu importe la forme que prendront les événements. Les conférences virtuelles présentent des avantages, comme la traduction automatique ou les outils de réseautage en ligne, par exemple les «Brain Dates» de C2 MTL.
Marie-Pier Tessier, cofondatrice et directrice générale chez Îlot 84, décèle deux tendances majeures: «D’une part, la réalité augmentée et la réalité virtuelle permettront d’offrir des expériences nouvelles, plus riches. D’autre part, il y aura une multitude d’offres, de conférences, il va donc y avoir de plus en plus de contenus nichés, conçus sur mesure pour faire vivre des expériences spécifiques».